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DE CATENA LEGENDA LABYRINTHORUM
ARTIS I-MACHINANTIS



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CHAPITRE VIII

Où l'on relit cette merveilleuse épopée selon le principe « cherchez l'homme », qui nous fait accéder à la dimension symbolique de l'identité : qui protagonise l'i-machination ?.


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-Vie d'Astrée d'après le conte qu'elle nous en fit elle-même sur l'ordre d'Otto von Strassenbach transmis par le truchement d'Oliviera Rasmoulade-

prolepse : il échut ceci d'heureux - il s'agit proprement de l'heureux de l'à pic, comme quand revient sifflotant&sirupeux le mot qui boudait le bout de la langue - d'heureux donc, qu'enfin nous apprissions quelques faits de la vie d'Astrée : l'intuitif Rasmoulade, dont l'a-goût est très sûr, vint nous retrouver dans le lieu inconnu de lui et saetivernal où nous nous promenions tous cinq en devisant sur les prémisses atlantes de l'art technologique. Il passa l'appareil à Astrée : Otto, notre maître numineux et proliférant, en peu de mots lui intima de nonobstant sa réserve nous livrer les indispensables exempla biographiques, notamment les liens qui le rendaient son parrain.

Astrée Galbiatta naît à Belfast en janvier 1964, dans l'arrière salle d'un pub engagé,un soir d'émeute, pendant une réunion demeurée mystérieuse, dont la teneur politique, esthétique&critique n'a pu être élucidée encore. On est sûr au moins de la présence de Carla de Miasla, la mère d'Astrée, proche des Brigades Rouges (déléguée à la réunion autant qu'éloignée du théâtre italien des opérations, vu son état et après la mort violente de son mari), de Brendan Behan, Guy Debord, William S. Burroughs, Alexandre Jodorowsky, Andrei Tarkovsky et d'Otto von Strassenbach lui-même, qui du coup dirigea l'accouchement, étant de tous et de loin le plus qualifié. Carla le choisit comme parrain d'Astrée (choix heureux : tous les autres sauf un sont morts depuis...).

Astrée passe son enfance en Ecosse sur les rives méridionales du loch Ness, avec sa mère. Son goût pour les langues et la poésie s'éveille très vite. A cinq ans une intuition fulgurante (elle avouera ensuite que celle-ci alliait la vigueur métaphysique des trois traités les plus ludiques de la kabbale à la limpidité supra-visuelle des formes pures de la géométrie pythagoricienne) lui révèle le sens & l'ordre entier de la Délie de Maurice Scève. De là l'orientation poétique&critique de toutes ses oeuvres de jeunesse.

Un an plus tard elle montre dans un essai la faiblesse linguistique, métasémantique&formelle des oeuvres en cours de Michel Butor, Hans-Magnus Enzensberger, Noam Chomsky, Emmanuel Hocquard...

A sept ans et demi elle part seule pour la France en vue de rencontrer René Char à l'Isle-sur-la-Sorgue et discuter avec lui de son Nu Perdu, juste publié, et de la place qu'il doit occuper dans son oeuvre ; mais à Paris elle tombe sur Debord qui prévient sa mère et la ramène chez elle.

Entre 1972 & 76 il n'est pas exclu qu'elle se soit rendue une ou deux fois à Findhorn ; elle passe l'été 1976 au mont Athos en se faisant passer pour le neveu de François Augiéras rencontré pendant un voyage quelques années avant, et, au retour, rencontre Odysseus Elytis à Athènes.

En mars 1977 elle va voir à Prague, juste avant le deuil qui devait le frapper, Vladimir Holan, & passe les mois d'avril-mai auprès d'Otto von Strassenbach, qui constate avec joie l'extrême intelligence, le talent déjà réfléchi de sa filleule ; c'est lui qui l'incite à se consacrer désormais exclusivement à la poésie & aux arts plastiques. Elle abandonne alors ses grands essais théoriques&critiques, dont tout espoir de retrouver la trace est probablement perdu aujourd'hui.

En 1982, Astrée est en Ecosse, à Edimburgh, inscrite en Lettres & aux Beaux-Arts ; c'est là qu'a lieu sa première rencontre avec Ether-Michel Pillequant (la seconde n'aura lieu que le 8 novembre 1989, à Berlin, où ils passent deux mois, & élaborent leur premier travail commun, un projet d'envergure pour le Reichstag, dont certaines viles opérations de business-art ultérieures les détournèrent : comment frayer avec ça ?).

Avant 1989, année passée à Kassel, Zürich & Berlin, il faut placer le premier séjour à New-York, d'un peu plus de six ans, où Astrée ne se montre guère, prisant peu le jeu de lècherie-vacherie qu'animent en l'attifant de malhabiles oripeaux pseudo-artistiques Andy Warhol & Keith Häring, rencontre cependant quelques jeunes artistes, & l'un des plus éminents critiques d'Art, Preston-Ludwig Olibrius, qui fut le premier Américain à prendre conscience de la radicale&profonde nouveauté du travail d'Astrée, voulut lui organiser une exposition, et a écrit l'admirable texte sur le c.alvaire m.oderne (c.m.), & la préface du recueil g.énération n.ouvelle d'a.grégats p.our b.éton l.éger (g.n.a.p.b.l.), premières oeuvres (créées avec E.-M. P.) qu'Astrée juge atteindre l'exigence de la forme et accepte d'exposer&publier.

Un deuxième séjour new-yorkais en 1992-93, conclu par une visite en Californie, fut précédé de longs "périples autour de l'Atlantique", comme elle aime à dire.

En juillet 1995 Astrée est à Lisbonne depuis trois mois, et y retrouve E.-M.Pillequant de passage. Elle l'accompagne à Bordeaux où elle demeure jusqu'en février 1996. Ce séjour bordelais marque un tournant dans sa vie et sa création : elle rencontre, enfin, Rico da Halvarez & Raphaëlo de Vicienti, v.n.a.t.r.c.?, réalise c.m., oeuvre qu'elle porte en elle depuis longtemps, depuis Berlin probablement, et écrit avec Ether g.n.a.p.b.l....

Fin février 1996 elle retourne à Lisbonne pour y continuer l'expérience esthétique globale qu'elle a entreprise, car la situation aporétique&catalytique maximale de cette "ville du bord de terre" lui paraissait tout à fait explicite. Poursuivant ailleurs, elle nous rejoint depuis peu sur le site tapi dans l'ombre de la toile large mondiale, pour y publier le premier hypertexte intégral de l'histoire poïétique du net.

 

Beate-Hainar Milweakie

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-Biographie officielle d'Ahmed Lorange-
(Retirée des archives n° 145 877 AZ chapitre 3 paragraphe 8 alinéa 2 modifié ter, entreposées au Castel du Saint-Sulpice à Reykjavik, traduites du moldo-turc en 2000 / 2001 par H.M.D).

1954 : Naissance du petit Ahmed Lorange à Toronto, fils de Sigmund Von Blastapopoulos, éminent géo-philologue ; & d'Oriabel Canto, cantatrice de classe mondiale remarquée - entre autres - par Michel Drucker pour son interprétation impeccable du répertoire classique de java péruvienne médiévale.

1959 : Après de brillantes études d'anthropologie sumérienne, le petit Ahmed s'apprête à étudier un peu de droit romain (dans la langue) en préparant de front une licence de philologie et une maîtrise de gladiateur. Mais le choc est trop rude, car, âgé d'à peine cinq ans, il échoue à la soutenance de sa maîtrise : il n'a pu vaincre que cinq lions et a dû s'incliner devant Mastar Y Bastonos, la brute épaisse que nous connaissons bien.

1960-1974 : Ecoeuré par la pusillanimité de l'Evêque d'Arcachon, le petit Ahmed fait ses adieux à son père et à sa mère. Cette dernière, éplorée, trouva la force de composer un chant d'adieu pour son fils, musique sublime qui deviendra plus tard la bande son du film "Brave Heart", c'est vous dire que c'était puissant. Durant ces 14 années, Ahmed deviendra nomade, historien, musicien, astrophysicien et tarologue. Il fut le maître de guitare de Steve Vai, Malmsteen et Satriani qu'il propulsa devant les projecteurs. Lui refusa toujours la gloire, même en tant que parolier de Brassens. Mais son grand projet vit enfin le jour : en 1973, dans les sous-sols de son Sanctus secret situé à Offelstaädt en Nouvelle Germanie, il mit au point enfin la machine à remonter le temps. Seul problème : l'énergie dont il avait besoin se trouvait en orbite autour de Jupiter.

1974-1975 : Engagé comme pilote à la Nasa sous le pseudo de Mox Feulder, il part seul en mission spatiale nommée Apollo 2bis. Il détourne le vol et file vers Jupiter, dont il utilise la masse réelle fonction de Fx (a/b°21 q) de R en ajournant la vitesse V de Z (X2 / GPT) compte tenu de l'exposition astrale sur un quotient Q de P {s4 * m} / F zzZ. Certes, un calcul simple, mais encore fallait-il y penser. Et enfin, de retour sur terre, il a remonté le temps selon ses prévisions et peut accomplir son rêve d'enfant : il débarque à Rouen le 30 mai 1431 pour sauver Jeanne d'Arc...

30 mai 1431 : Sur la place, le bûcher est dressé. Ahmed prend son bouclier et sa masse d'armes (qu'il avait eu beaucoup de mal à embarquer sur Apollo) et se rue à l'assaut des vils Anglois ! Mais, malheureusement pour lui, on ne refait pas l'histoire. Leurs Majestés Otto von Strassenbach avaient (car Elles savent tout) entendu parler de son invention et de son grand projet. En conséquence, Elles envoyèrent à Rouen le même jour l'ennemi juré d'Ahmed : Mastar Y Bastonos, celui-là même qui le fit échouer à sa maîtrise de gladiateur. Le combat fut grandiose, comme nous le rapporte l'expression populaire inventée par les Anglais à cette époque : "Ben, mon Cauchon !" . Le combat dura près de 5 heures et Ahmed prit sa revanche en aplatissant le crâne de Mastar à grands coups de tableau de bord de fusée. Malheureusement pour lui, les vils Anglois profitèrent de ce laps de temps pour brûler Jeanne et s'enfuir. Eperdu de douleur, Ahmed remonte dans un vaisseau d'or et de diamant qui venait d'apparaître ; celui d'Otto bien sûr..

1975-95 : Attendri par l'enfant, Otto le forme aux arcanes v.n.a.t.r.ciennes, et, comme d'habitude, Ahmed s'illustre par son intelligence, son talent et sa clarté d'esprit. Certains osent même presque le comparer à HMD, ce qui est un peu fort tout de même. Halvarez ou Pillequant, certes, mais pas HMD. Il est trop tôt encore. Quoi qu'il en soit, Ahmed s'illustre en de nombreux domaines tels que l'invention du seau de vapeur, les unités de mesure "Trigle", "Epinochette" et "Epinoche" utilisées de nos jours pour le calcul ondo-courbé de l'efflurescence ontique des dérivés scabreux de la courbure de Vers en espace-temps. Il voyage beaucoup avec Otto et rencontre les têtes pensantes de v.n.a.t.r.c.?, autrement dit les miennes.

1995 : Il se rend au cinéma et voit Brave Heart. Il s'effondre en pleurs, reconnaissant la musique de sa mère adorée et décide de la retrouver. Le même jour, le brillant HMD subit la déconvenue que les manuels d'histoire connaissent bien.

1996-2000 : Après la tragédie de Sarcelles, Ahmed part à la recherche de son ami HMD et de sa mère et sillonne les océans à bord de son jet-ski. Il en profitera pour dresser un banc de sardines à faire le café. Mais il se doit d'être très prudent : depuis l'épisode de la Nasa, il est recherché conjointement par la CIA, la NSA, le FBI, la Mafia grecque (pays de Mastar Y Bastonos) et la Reine d'Angleterre. Il a donc dressé son banc de sardines à attaquer, ce qui lui sauva récemment la vie face au sous-marin nucléaire Alabama Dallas 8. Il retrouve sa mère à Lima, dans un cabaret de java médiévale. Les retrouvailles sont joyeuses et les deux ne se quittent plus.

2001 : Depuis, tout est rentré dans l'ordre. Les membres de v.n.a.t.r.c.? apprécient grandement ce trublion de génie, qui, à la suite d'un pari stupide, a été obligé de faire élire Georges Bush à la Maison Blanche. Son esprit ironique, sa maîtrise de 48 langues & 86 dialectes en font un interprète fort apprécié lors des expéditions d'Elles. Il travaille actuellement à une confrontation de la distancialité regardale avec un prisme de son invention, qui inverse les données du jardinage pour créer des Géants de Jardin. Souhaitons-lui bon courage et longue vie !

 

Traduit du moldo-turc au début de 2001 par Hector-Marie Despladt.

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-Etablissement de quelques vérités sur la vie de (H)Oskar-Yvon-Eudoxe Llagerfeldde-

(H)Oskar-Yvon-Eudoxe ((H)O.Y.E.) Llagerfelddeest né à Sarrebourg le 5/5/55, et son entrée dans ce monde fut fracassante : on ne sait plus pourquoi on l'amena aussitôt à la collégiale Saint-Eudoxe toute voisine, toujours est-il qu'il s'échappa des mains qui le retenaient, tomba sur le baptistère qui explosa en miettes, la collégiale s'écroula peu après si complètement que nul en ville ne se souvient plus de ce vénérable monument, qui recélait pourtant de rares bas-reliefs anté-tatares. Même les vieux du quartier affirment qu'il n'a jamais existé.

Le petit (H)Oskar est très furieux les 20 premiers mois de sa vie, & très vite devient la terreur des gamins de toute l'ancienne Lorraine ; on l'emmène en vacances à Rochefort, c'est pareil, on le ramène alors à Sarrebourg. Quand il commence à exiger qu'on respecte son neurophone, c'en est trop, on renonce à le mater. Dès lors il est libre et en profite.
Mais le 5/5/62, il a sept ans, il échappe de peu à la mort. Il mène une de ses courses habituelles, dans les friches industrielles d'Hagondange ce jour-là : il file le long d'une balustrade au sommet d'un haut-fourneau, à plus de 45 m. de haut, quand il achoppe, passe par-dessus la balustrade, tête la première, voit le gouffre, tente un coup de jarrets, se rattrape à la balustrade ... par les cropoplitès ! Mais il ne peut se rétablir, sait qu'il glisse ((H)O.Y.E. est atteint d'une faiblesse congénitale des cropoplitès), quand son neurophone, par une prouesse intellect-gymnique insensée, réussit à suppléer les pauvres cropoplitès qui craquaient, et notre héros est sain et sauf !

Dès lors il voyage, peint, dessine (des centaines de milliers de ses croquis sont conservés au "mus(H)O.Y.E.ée" de Guadalcanal, institution unique en son genre, créée par Isjäh Nohnaÿ en 1999, en exécution d'un des oukases du congrès v.n.a.t.r.cien du Cabo da Rocha. Ce "mus(H)O.Y.E.ée" est le signe éloquent de l'affection qu'Elles, Otto von Strassenbach, portent depuis longtemps à (H)Oskar Y.E. LLagerfeldde, qu'elles rencontrèrent à Oulan Bator dans des circonstances sybillines en 1988 : (H)O.Y.E., arrivé dans la région sur son fameux "tableau volant"(c]) propulsé par r.v.b.-amplification neurophonique, était depuis, grâce aux pouvoirs étonnants de son neurophone, le chef suprême des chamans de Mongolie, tandis qu'Elles participait à une chasse à l'aigle musqué.

(H)O.Y.E., très doué en i-machinisme, une des voies peu explorées de l'i-machination jusqu'alors au sein de v.n.a.t.r.c.?, usant des voix via leur neuro-mach-phonation (c]), un procédé qu'il a mis au point lors de longues nuits consacrées à la "spécul-reflex-contemplation des virtualités du neurophone en soi et pour soi", titre de sa thèse soutenue le 31 déc. 2000 à l'a.cadémie i.-m.achinante e.lsaïque r.vbiste (a.i.m.e.r.) de Goa, (H)O.Y.E. donc, n'est repérable actuellement qu'à l'extr-abondante prolifération de txtmachines, car lui, (H)O.Y.E., on ne l'arrête pas, son neurophone est son excalibur, son pentium13 (il en est là, lui) & son marsupilami, (H)O.Y.E., braves gens, est surprenant.

 

Paävo Nuexenschnuppertael, historiologue, essayiste & i-var-dubber de v.n.a.t.r.c.?

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